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119 jours

  • 9 mars 2016. Premier appel national à manifester contre le projet de réforme du code du travail. A Rennes, plus de 3000 personnes manifestent sous une pluie battante.
  • Mardi 15 mars 2016. Environ 200 personnes, essentiellement des étudiants, manifestent dans le centre ville de Rennes sans aucun incident.
  • Jeudi 17 mars. Environ 4000 personnes répondent à un appel national à manifester contre le projet de réforme du code du travail. Les manifestants envahiront la gare SNCF de Rennes pendant quelques heures avant de se rassembler place de la mairie. Après des jets de peintures sur la façade du bâtiment, un policier de la Brigade Anti-Criminalité est projeté au sol et rué de coups par des manifestants. Pour la première fois du mouvement contre la loi travail, les forces de l'ordre dispersent la foule à l'aide de gaz lacrymogènes. Bilan de la journée, un policier blessé et une interpellation.
  • Jeudi 31 mars. Plus de 6500 personnes manifestent dans les rues de Rennes. Les autorités interdisent le traditionnel rassemblement de départ en manifestation sur la Place du Parlement ce qui engendrera plus de 5 heures d'affrontements, jets de pierres contre gaz lacrymogènes entre manifestants et forces de l'ordre. Durant cette journée, la police tirera plus de 700 grenades lacrymogènes et procèdera à 12 interpellations, le décompte de blessés parmi les manifestants devient de plus en plus difficile.
  • Jeudi 31 mars. Les manifestants interdits de centre ville affrontent les forces de l'ordre. Leur objectif, prendre la Place du Parlement. Une véritable bataille rangée débute, elle durera plus de cinq heures.
  • Jeudi 31 mars. Pendant une énième tentative de prendre la Place du Parlement, un manifestant lance un pavé de gaz lacrymogène en direction des forces de l'ordre.
  • Jeudi 31 mars. Entre deux tentatives pour prendre la Place du Parlement, les manifestants se reconditionnent et repartent à l’assaut en se protégeant des tirs de grenades lacrymogènes et de lanceurs de balle de défense derrière des morceaux de plexiglas arrachés aux abris bus.
  • Jeudi 31 mars. Chaque nouvelle percée des manifestants est accueillie par une pluie de grenades lacrymogènes, la rue Jean Jaurès prend des allures de champ de bataille. Pendant plusieurs heures, un nuage de gaz flotte sur le centre ville de Rennes.
  • Mardi 5 avril. Un millier de personnes manifestent contre le projet de réforme du code du travail. Le centre ville est quadrillé et complètement verrouillé par les forces de l'ordre qui repoussent une nouvelle tentative des manifestants d'accéder à la Place du Parlement. Le cortège de la manifestation se replie et prend la direction de la gare SNCF toute proche.
  • Mardi 5 avril. Les manifestants envahissent les voies ferrées à proximité de la gare SNCF. Les forces de l'ordre interviennent rapidement pour évacuer les voies. Après un tir nourri de grenades lacrymogènes en direction des manifestants, des gendarmes mobiles progressent dans un nuage de gaz avec en ligne de mire les barricades sommaires érigées par les opposants.
  • Mardi 5 avril. Les manifestants évacuent les voies ferrées sous une pluie de grenades lacrymogènes et se replient dans des petites rues proches de la gare. Le cortège de la manifestation sera escorté par un important dispositif policier jusque sur le campus de l'université de Rennes 2. 8 personnes sont interpellées en fin de journée.
  • Vendredi 8 avril. Concert de soutien aux inculpés des dernières manifestations. Sur le campus de l'université Rennes 2, l'amphithéâtre B8 est occupé par les étudiants grévistes. Rebaptisé B8istan, c'est le centre névralgique de la contestation étudiante.
  • Samedii 9 avril. A Rennes, entre 2000 et 3000 personnes répondent à l'appel national à manifester contre le projet de réforme du code du travail. Le dispositif policier monte en puissance. En plus d'être quadrillé par les forces de l'ordre, le centre ville est verrouillé par des barrières anti-émeutes. Les manifestants tentent malgré tout de percer les lignes des CRS afin de pénétrer l'hypercentre, ils sont sans cesse repoussés par des grenades lacrymogènes, de désencerclement ou des tirs de Lanceurs de Balles de Défense. Ici les CRS recouverts de peinture chargent les manifestants au milieu des gaz près de la Place de la Mairie.
  • Samedi 9 avril. Les tentatives de pénétrer le centre ville s'enchainent, sans cesse repoussées par les forces de l'ordre qui utilisent plus de 200 grenades lacrymogènes. Ces faces à faces sont parmi les plus violents de tout le mouvement social, manifestants et CRS au corps à corps, bâtons contre matraques.
  • Samedi 9 avril. Les manifestants sont repoussés hors de l'hypercentre. Les affrontements se déplacent Place de la République. Les manifestants rencontrent une colonne de CRS, le face à face est tendu, tirs tendus de grenades lacrymogènes contre tirs de feux d'artifices.
  • Samedi 9 avril. Les manifestants réussissent à rejoindre la Place des Lices où le marché se termine.Les vitrines d'une banque sont attaquées, une barricade de cagettes, cartons, planches et grilles de fer est érigée et enflammée. Les CRS repoussent les manifestants par une violente charge. La journée de mobilisation se termine avec 19 manifestants et 4 policiers blessés, 8 interpellations.
  • Vendredi 15 avril. Sur le campus de l'université Rennes 2, l'amphithéâtre B8, B8istan, principal foyer de la contestation étudiante, est évacué par les forces de l'ordre, les entrées murées.
  • Lundi 18 avril. Les assemblées générales se poursuivent sur le campus de l'université de Rennes 2. Parfois soporifiques, souvent agitées, elles rythment la contestation étudiante.
  • Jeudi 21 avril. 4OO personnes manifestent au départ de l'université Rennes 2 où le bâtiment de la présidence est recouvert de peinture. Le cortège prend la direction du siège local du MEDEF, protégé par un dispositif policier. Les manifestants reculent et décident de bloquer de grands axes routier de la ville et sont encore rapidement repoussés par les forces de l'ordre. Une manifestante, blessée, reçois de nombreux coups de matraque au sol pendant une évacuation de rond point.
  • Jeudi 28 avril. La rumeur annonce une manifestation tendue, le centre ville est une nouvelle fois verrouillé par les forces de l'ordre, les barrières anti-émeutes déployées. Environ 5000 personnes défilent dans les rues de Rennes. Rapidement, la rue Jean Jaurès redevient l'épicentre des affrontements. Durant la journée, au moins trois bombes artisanales sont lancées en direction de la police.
  • Jeudi 28 avril. Les affrontements se poursuivent, des caméras de surveillance de la ville arrachées, les blessés de plus en plus nombreux. Rue Jean Jaurès, un manifestant lance un grappin artisanal en direction d'une barrière anti émeutes afin de la faire basculer.
  • Jeudi 28 avril. Des manifestants en première ligne se replient derrière les banderoles renforcées de la tête de cortège après une tentative d’assaut sur la barrière anti-émeutes de la rue Jean Jaurès.
  • Jeudi 28 avril. La manifestation prend un autre visage. Une violente charge de la police repousse les manifestants sur la rive opposée de la Vilaine. Tir de feu d'artifice, riposte au Lanceur de Balle de Défense, un jeune étudiant est gravement touché à un œil par un projectile de LBD.
  • Jeudi 28 avril. Fin des affrontements à proximité de l'Esplanade Charles De Gaulle. La préfecture annonce 18 interpellations, 6 policiers et 2 manifestants blessés. Les équipes de street medic affirment avoir pris en charge plus de 49 manifestants.
  • Dimanche 1er mai. Plus de 5000 personnes manifestent pour le traditionnel rassemblement de la fête du travail qui prend rapidement l'allure d'une manifestation contre le projet de réforme du code du travail. Le cinéma Gaumont Esplanade Charles De Gaulle est brièvement envahie, la passerelle où un étudiant a perdu un œil le 28 avril est repeinte en rouge et le slogan "police mutile" peint sur sa rambarde. En fin de manifestation, un cortège sauvage profite d'un dispositif policier allégé pour infiltrer le centre ville et s'emparer de la salle de la cité qui devient la maison du peuple occupée.
  • Lundi 2 mai. La salle de la cité, rebaptisée maison du peuple occupée par ses nouveaux résidents, devient l'épicentre du mouvement de contestation contre la loi travail. Environ 200 manifestants se retranchent, se relayent toute la nuit sur le toit du bâtiment afin de surveiller l'arrivée de forces de police dans les rues adjacentes. La tension est palpable, les opposants attendent tous une évacuation musclée au petit matin. Elle ne viendra pas, la mairie trouvant un accord avec les syndicats pour un bail d'occupation d'une semaine.
  • Vendredi 6 mai. 5h00 du matin. Une centaine de manifestants se dirigent vers le dépôt de bus STAR de la ville afin de procéder à une action de blocage économique. C'est la première action de ce type depuis le début du mouvement de contestation. Les bus resteront bloqués pendant plus de trois heures.
  • Vendredi 13 mai. 06h00 du matin. Les forces de l'ordre commencent l'évacuation de la salle de la cité avec le soutien d'un groupe du RAID. L'évacuation se déroule dans le calme, une personne est interpellée pour rébellion. Non respect du bail d'occupation, nuisances, départ de manifestations sauvages en centre ville, refus de quitter les lieux, crainte du rassemblement de plusieurs groupes radicaux en vue de la manifestation nationale contre les violences policières prévue le lendemain, les autorités évacuent la maison du peuple occupée.
  • Vendredi 13 mai. Environ 300 personnes se rassemblent Place Saint Anne. La situation se tend rapidement, une barricade est érigée. Les gendarmes mobiles interviennent mais se replient sous les assauts de groupes déterminés. Le rassemblement se transforme en manifestation de représailles à l'évacuation de la salle de la cité. Rapide, le cortège file dans la nuit. Commissariat, banques, distributeurs automatiques de billets, les dégâts sont importants. Le centre ville est quadrillé par la police qui utilise des grenades lacrymogènes pour repousser les manifestants tentant de mettre le feu à une porte de la mairie mais reste à distance des opposants. Les manifestants se dispersent aussi vite qu'ils se sont rassemblés. Bilan de la journée: un RAID partout.
  • Samedi 14 mai. Manifestation nationale contre les violences policières. La manifestation est interdite par les autorités qui redoutent une nouvelle journée de violences. Le déploiement des forces de l'ordre est exceptionnel, l'Esplanade Charles De Gaulle est bouclée, les fouilles préventives systématiques. 500 personnes se rassemblent et tentent de partir manifester dans les rues de la ville. Les manifestants ne peuvent quitter l'esplanade, repoussés par de nombreux tirs de grenades lacrymogène.
  • Samedi 14 mai. La manifestation nationale contre les violences policières est cantonnée à l'Esplanade Charles de Gaulle. Les gendarmes mobiles et les CRS saturent l'atmosphère de gaz lacrymogène à chaque nouvelle tentative des manifestants de réaliser une percée.
  • Samedi 14 mai. Devant la forte présence policière qui interdit a tout cortège constitué de quitter l'Esplanade Charles de Gaulle, les manifestants se dispersent par petits groupes. Le centre ville reste quadrillé par les forces de l'ordre et la tension ne redescendra que tard dans la soirée après de nouveaux faces à faces tendus entre policiers et manifestants.
  • Mardi 17 mai. Environ 1000 personnes manifestent et empruntent un parcours classique imposé par la préfecture. Un cortège sauvage se forme et décide de partir bloquer la rocade. Le cortège se déplace rapidement et tente de contourner un dispositif policier en mouvement constant. Après 20 kilomètres de marche, les manifestants sont repoussés loin de la rocade par des tirs de grenades lacrymogènes en provenance des gendarmes mobiles qui protègent l'axe routier. Le cortège se dispersera dans le calme après 13 interpellations.
  • Jeudi 19 mai. Nouvelle journée de mobilisation. Plus d'un millier de personnes convergent de l'Esplanade Charles de Gaulle en direction de la rocade au niveau de la route de Lorient où la CGT et FO ont mis en place un barrage filtrant. Le long du cortège, les manifestants taguent leurs nombreuses revendications sur les murs.
  • Jeudi 19 mai. Environ 300 personnes se déplacent rapidement vers la rocade afin de la bloquer. Le dispositif policier est contourné, les manifestants réussissent à brièvement envahir la rocade. Ils sont rapidement repoussés par des tirs de grenades lacrymogènes.
  • Jeudi 19 mai. Les derniers manifestants sont repoussés à distance par des policiers en civil de la brigade anticriminalité. La journée se termine avec deux interpellations.
  • Jeudi 26 mai. Grosse journée de mobilisation avec plus de 5000 personnes qui défilent dans les rues de la ville. La manifestation est agitée avec en marge du cortège une action sur les locaux du journal Ouest France, action sur les bornes de validation des tickets de métro à la station République et tentative de jonction avec des opposants opérant un blocage du dépôt de bus STAR plaine de Baud. Repoussés par les forces de l'ordre, les manifestants envahissent brièvement les voies ferrées et sont la aussi rapidement repoussés. La police procède à huit interpellations dans la journée.
  • Vendredi 27 mai. A la surprise générale, des manifestants réussissent à réinvestir la salle de la cité malgré l'impressionnante présence policière dans le centre ville. La salle de la cité redevient la maison du peuple, occupée une première fois du 1er au 13 mai avant d'être évacuée par les forces de l'ordre.
  • Dimanche 29 mai. 8h00 du matin. Les forces de l'ordre bouclent le quartier de la place Saint Anne. La deuxième évacuation de la salle de la cité débute, une nouvelle fois avec le soutien du RAID. Les occupants de la maison du peuple sont relâchés après un contrôle d'identité, les entrées murées et le secteur bouclé par des barrières anti-émeutes.
  • Dimanche 29 mai. 400 personnes se rassemblent en début de soirée en réaction à la deuxième évacuation de la salle de la cité. La tension monte, manifestation sauvage, les manifestants érigent une barricade et l’enflamment. Les forces de l'ordre interviennent, grenades lacrymogènes et lanceurs de balles de défense contre bouteilles en verre, l'atmosphère est tendue jusque tard dans la soirée.
  • Mardi 31 mai. Les cortèges des manifestations sont plus clairsemés, l'année universitaire se termine mais la contestation ne faiblit pas. 400 personnes manifestent. Un manifestant dégrade une borne de validation des tickets de métro de la station République avec de la mousse expansive en solidarité avec les 20 opposants interpellées le jeudi 19 mai à 6h00 du matin en flagrant délit de dégradation de ces mêmes bornes dans six stations simultanément. La manifestation ressort de la station de métro et poursuit son chemin.
  • Mardi 31 mai. Le cortège de la manifestation se dirige vers la fac dentaire. Des manifestants réussissent à s'y introduire afin d'y tenir une assemblée générale. Les forces de l'ordre évacuent violemment les opposants du bâtiment.
  • Mardi 31 mai. Fin de manifestation. Un photographe est forcé par deux policiers d'effacer certaines de ses photographies. La tension continue de monter en marge des manifestations.
  • Mercredi 1er juin. 23h00. Une centaine de manifestants bloquent la plate forme colis La Poste de Rennes - Le Rheu qui a déjà été la cible de blocages durant le mouvement. Le site restera bloqué plusieurs heures.
  • Jeudi 2 juin. Partis en deux cortèges et de lieux opposés de la ville, environ 1200 manifestants se rassemblent dans une ambiance festive devant la préfecture de département. Vers 15 heures, à la dispersion du cortège principal, environ 400 personnes prennent la direction de la rocade rennaise afin de procéder à une action de blocage. Rapidement rejoints, les manifestants sont dépassés par des forces de l'ordre embarquées dans des véhicules lancés à vive allure. La colonne de véhicules de police dépasse le cortège, usant de gaz lacrymogènes et de coups de matraques au passage, laissant une dizaine de blessés selon les manifestants. Les policiers débarquent et repoussent les manifestants hors de la voie rapide. Durant cette charge, plusieurs photographes sont victimes de coups, de gazage. Emmanuel Brossier ( indépendant ), frappé aux jambes. Damien Meyer ( AFP ), gazé. Jérémie Verchere ( Wostok ), l'objectif détruit par un coup de matraque. Je suis moi même matraqué au niveau de la tête, casqué je tombe légèrement sonné mais sans blessure. Des confrères approchent, nous demandons des explications aux policiers présents, nouvelle tension, la JRI de M6 est malmenée en prenant ma défense, le JRI de France 3 prend un coup de matraque. Le bilan de la journée est simplement inacceptable.
  • Jeudi 9 avril. Environ 1200 personnes se rassemblent pour manifester. Partis de la Poterie et de la place de Bretagne, deux cortèges de manifestants opèrent une jonction en bas du pont Saint-Hélier avant de se disperser dans le calme esplanade Charles de Gaulle. Sur le parcours de la manifestation, quelques distributeurs de billets endommagés et environ neuf vitrines de banques, assurances, agences immobilières reçoivent de la peinture.
  • Mardi 14 juin. plus de 2500 personnes défilent dans les rues de la ville encadrées par un important dispositif policier. Pas de dégradations, pas de violences, pas d'affrontements avec les forces de l'ordre, la manifestation se déroule et se disperse dans le calme. Le long du parcours de la manifestation, une manifestante offre une fleur en papier à un gendarme mobile.
  • Jeudi 23 juin. 3000 personnes au plus fort du cortège défilent contre le projet de réforme du code du travail. Sur la route du cortège, de nombreuses banques distributeurs de billets et agences immobilières sont la cible des manifestants.
  • Jeudi 23 juin. La manifestation sauvage arpente les rue de Rennes. En fin parcours, un peu plus d'une centaine de personnes sont nassées par la police dans une rue perpendiculaire à la rue Saint-Hélier. Sortis un à un, les manifestants dont les identités sont relevées, sont fouillés et pris en photos. Les journalistes présents subissent le même sort. Ici une journaliste de l'Agence France Presse part au contrôle.
  • Mardi 5 juillet. Nouvelle journée de mobilisation contre le projet de loi travail à Rennes. Plus de 2000 personnes manifestent sur un parcours réduit et fermement encadré par un maintenant habituel exceptionnel dispositif policier. Pas de tensions, pas de heurts, la dernière manifestation avant la trêve estivale se disperse dans le calme.

Project details

119 jours, du 9 mars au 5 juillet 2016, c’est le plus long mouvement social depuis mai 68, le plus violent depuis le CPE en 2006. La contestation contre le projet de réforme du code du travail s’enracine à Rennes, Nantes, Paris.

119 jours, à Rennes, c’est une trentaine de manifestations, une centaine d’interpellations, des dizaines d’heures d’affrontements, de faces à faces tendus entre opposants et forces de l’ordre, la contestation se transforme régulièrement en guérilla urbaine. Une dizaine de policiers blessés, plus d’une centaine de manifestants selon les bilans des street medic, un blessé grave, un étudiant perd un œil, touché par un projectile de lanceur de balle de défense.

Les mois passent et l’atmosphère n’a de cesse de se tendre. Seules la fin de l’année universitaire et l’approche de la trêve estivale mettent un terme aux manifestations.

L’été arrive, la ville retrouve une ambiance apaisée. Le jeudi 21 juillet 2016, la loi travail est définitivement adoptée. Passage en force du gouvernement, troisième utilisation de l’article 49.3, c’est l’annonce d’une rentrée sociale mouvementée.

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